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mercredi 31 janvier 2018

Le pouvoir de changer les choses, mais qu'en est-il de la volonté politique?

En 1997, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, alertée par le manque de services offerts aux enfants en besoin de protection, concluait une enquête longue de cinq ans. On soulignait à gros traits que le surpeuplement des logements au Nunavik représentait une menace très lourde pour le développement et le bien-être des enfants.

Ce dossier, celui du manque de logements au Nunavik, traîne depuis des années.

vendredi 27 octobre 2017

La création de pensionnats fédéraux a eu comme conséquences des changements sur leurs valeurs traditionnelles

Dans la culture inuite, les aînés sont les dépositaires d’une sagesse et d’un savoir millénaires. Eux seuls sont en mesure de transmettre la richesse de la culture traditionnelle inuite aux générations futures. Au centre de la culture Inuite se trouve la famille, qui est elle-même au centre d’un réseau de relations sociales très vaste. Les enfants naissent et entament le long processus d’apprentissage de ce réseau de relations sociales qui forment l’environnement les menant à l’âge adulte.

vendredi 24 mars 2017

S'occuper de la pauvreté des communautés pour le bien-être des enfants

En avril 2016, j’ai entamé une marche de 8000 kilomètres à travers le Canada pour :
1- Sensibiliser les Canadiens à la réalité des femmes et des enfants Inuits;
2- amasser des fonds pour construire une maison sécuritaire pour les enfants d’un village du Nunavik dans le Nord du Québec.

À date, j’ai couvert 5582 kilomètres en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, en Manitoba, en Ontario et au Québec.

mercredi 4 janvier 2017

La possibilité de ruiner potentiellement les perspectives d'avenir d'un enfant réclame mon engagement

La possibilité de nuire aux perspectives d'avenir d'un enfant a réclamé mon engagement lorsque je travaillais dans le Nord. C'était le travail le plus dur que j'ai jamais eu à accomplir et il faut avoir ressenti la même chose pour dire quelque chose comme: «Le lundi matin, je me mets en mode bouton-réactif et je vais réfléchir sur ce que j'ai fait quand je partirai d’ici pour de bon ». Ce sont les mots de ma collègue quand je me plaignais de n’être jamais autorisée par ma superviseur à réfléchir à ce qui serait le mieux pour les gens et les enfants.

samedi 29 octobre 2016

L'hypothèse que les Autochtones peuvent dépasser ces événements met la lumière sur notre insensibilité

Il faut comprendre l'histoire derrière ces questions. Nous devons nous rappeler que, comme Nord-Américains, notre ascendance collective a décimé leurs populations avec violence et de nouvelles maladies.

L'agitation et l'angoisse qu'ils ont dû traverser est évidente. À ce jour, ils ne bénéficient pas des mêmes opportunités que nous avons, même s’ils étaient «Canadiens» avant même que nous le soyons.





jeudi 20 octobre 2016

Les enfants se retrouvent dans le cycle de déménagements d'un foyer d'accueil à l'autre

À l’Action de grâce, il y avait beaucoup plus d'enfants autochtones au Canada assis à la table d’étrangers qui mangeaient timidement la dinde de quelqu'un au lieu de partager ce moment privilégié avec leur propre famille, qu'ils soient des tantes, des oncles et / ou grands-parents.

Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui aspire à rendre possible les placements des enfants dans leurs propres communautés au Nunavik.

Le but du projet ''Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui"

Le but du projet, « No Child Should Take the Long Way Home/Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui », dans son but final, suite à l'implantation des maisons-refuge ou de répit, est d'habiliter les mères des communautés du Nunavik à prendre soin de la sécurité de leurs enfants, à prendre conscience de leurs droits légaux, à comprendre les facteurs de risque qui conduisent aux dispositions de la loi de protection de leurs enfants.


mardi 10 mai 2016

Des héroïnes méconnues parmi les femmes

Alors que je marche en direction d’une nouvelle destination, j'ai beaucoup de temps pour réfléchir. Sur ce tronçon particulier entre Cobble Hill et Duncan, mes pensées serpentaient sur la complexité de certaines de nos relations avec d'autres femmes.

Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui
Le but du projet, « Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui », dans son but final, suite à l'implantation des maisons-refuge ou de répit, est d'habiliter les mères des communautés du Nunavik à prendre soin de la sécurité de leurs enfants, à prendre conscience de leurs droits légaux, à comprendre les facteurs de risque qui conduisent aux dispositions de la loi de protection de leurs enfants.

mardi 3 mai 2016

Dans notre riche pays, 80% des utilisateurs des banques alimentaires sont des enfants

Lorsque j’ai décidé de commencer à Victoria, je ne prévoyais pas ma courbe d'apprentissage en ce qui concerne la pauvreté. En tant que mère, en tant que citoyenne engagée et comme marcheuse avec une mission de marcher et de parler, j’étais seulement au courant que je devrais attirer l'attention sur les problèmes critiques auxquels font face les enfants du Nunavik.

Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui
Le but du projet, « Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui », dans son but final, suite à l'implantation des maisons-refuge ou de répit, est d'habiliter les mères des communautés du Nunavik à prendre soin de la sécurité de leurs enfants, à prendre conscience de leurs droits légaux, à comprendre les facteurs de risque qui conduisent aux dispositions de la loi de protection de leurs enfants.

jeudi 28 avril 2016

Une réponse du coeur et la raison du projet

Mon projet est considéré comme une recherche de justice. Il a tout à voir avec la vie et le savoir-faire que nous apportons aux autres avec un fort sens de justice et le pouvoir de la foi d’y parvenir.


Je veux expliquer à mes amis Inuit que même si personne ne m'a demandé de le faire, j’ai choisi de virer ma vie à l'envers pour faire ce projet. Je crois en vous et je crois que les communautés ont tout ce qu'il faut pour redresser les situations difficiles pour les femmes, les enfants et vos communautés en général.

Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui
Le but du projet, « Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui », dans son but final, suite à l'implantation des maisons-refuge ou de répit, est d'habiliter les mères des communautés du Nunavik à prendre soin de la sécurité de leurs enfants, à prendre conscience de leurs droits légaux, à comprendre les facteurs de risque qui conduisent aux dispositions de la loi de protection de leurs enfants.


samedi 16 avril 2016

Une nouvelle étape du projet: mon but

Quel est mon but?
Quand je suis allée travailler dans le Nord, je pensais vraiment que je pouvais faire une différence, mais il est devenu vite évident que je frappais sur des murs que je n'avais pas prévu. Maintes et maintes fois, on m'a dit que je n'avais pas de jugement, pas assez d'expérience du Nord et que je ne comprenais pas. Pourtant j'ai élevé trois enfants et j'ai bien réussi.
Je suis demeurée seule avec mes questions. Mais le plus souvent, il était évident que si moi, je sentais des murs, les miens étaient dans le cadre de mon travail, toutefois, les femmes des communautés du Nunavik rencontraient beaucoup plus de murs que je ne pourrais jamais imaginé: des murs d'incompréhension, des murs en lien avec le respect de la loi, des murs d'impuissance, des murs d'endurance dans un désir d'équité et de dignité par les droits des femmes et des enfants, etc ,.



vendredi 26 février 2016

Faire connaître la réalité méconnue d'un peuple

Dans un premier temps, tous les textes précédents devaient servir à faire connaître la réalité méconnue du peuple Inuit à travers ses conditions de vie. Au fil de mes recherches, je me suis rendue compte que l’histoire des peuples autochtones se ressemblait. Les textes sont donc devenus plus généraux, toutefois en gardant en tête les vraies distinctions des communautés touchées dues à l’éloignement l’une de l’autre. Un exemple de ces différences concerne les communautés inuites. Sans route, sans juges, sans chances égales à l’emploi, mais avec les mêmes obligations fiscales que tous les autres Québécois, la nordicité est mal desservie au Nunavik.

jeudi 26 novembre 2015

Les effets dévastateurs de la violence familiale sur les enfants et leur avenir

 «Nous perdons la dignité si nous tolérons l'intolérable» (auteur inconnu)

Ma présence à Amnistie Internationale en mai 2015 et ensuite à la Marche Mondiale des Femmes le 4 octobre 2015 pour honorer les femmes disparues et assassinées a provoqué une prise de conscience aiguë alors qu’il m'est impossible de ne pas inclure les mères dans le processus de réflexion sur le projet Aucun enfant ne devrait avoir à faire un détour pour retourner chez lui. Soutenir une mère dans sa communauté pour qu'elle se tienne debout et continue de participer au développement de son enfant renforce les compétences et le développement d'une communauté de familles avec des ressources avantageuses pour tous.

vendredi 6 novembre 2015

S'occuper de la pauvreté des communautés pour le bien-être des enfants

Au Québec, en moyenne, 70% des ménages autochtones et inuits tirent leur revenu de l'assistance sociale. Le Canada se classe mal. Un enfant sur quatre vit dans la pauvreté chez les Autochtones et les Inuits. Selon Lorraine Goddard, pdg de la United Way, la pauvreté est un phénomène intergénérationnel.

Dans un tel contexte socio-économique, les individus considèrent n'avoir qu'un faible potentiel d'action sur les réalités qui les affectent.
Les mères forcent pour tout. Les enfants deviennent « invisibles » et leur pauvreté est dissimulée par des moyennes statistiques qui reflètent une amélioration générale de la situation, mais masquent les disparités existant au sein de notre pays.

mercredi 15 juillet 2015

La famille est d'Importance vitale pour les enfants Inuits

Récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 2001 et Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Kofi A. Annan dira : « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ».  Le sort des enfants est en jeu et j'estime que mon projet Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui peut apporter un élément de solutions


Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui est une initiative d'engagement visant à aider les enfants à remplir leurs besoins de soins affectueux, d'un environnement protecteur et stable pour répondre à leurs besoins fondamentaux par une maison-de-répit dans leur propre communauté. Ce projet vise à sensibiliser la population canadienne sur les enjeux des enfants déracinés de leurs communautés.

mercredi 10 juin 2015

La réalité des Inuits est préoccupante

Mon projet se prépare depuis longtemps, sans doute depuis l'enfance et l'adolescence alors que je rêvais de voyager chez les Inuit.

À mon retour au Sud du Nunavik en 2010, sans trop savoir quelle forme prendrait mon projet Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui, je savais que je ne pouvais laisser tomber les enfants Inuit. Le projet est né du désir d'éviter aux enfants des déménagements multiples sur et hors de leur territoire.

Aucun enfant ne devrait faire un détour pour retourner chez lui est une initiative d'engagement visant à aider les enfants à remplir leurs besoins de soins affectueux, d'un environnement protecteur et stable pour répondre à leurs besoins fondamentaux par une maison-refuge/maison-de-répit dans leur propre communauté. Ce projet vise à sensibiliser la population canadienne sur les enjeux des enfants déracinés de leurs communautés.

mardi 9 juin 2015

Les étapes du projet de marche

Nous sommes le 5 novembre 2013 et je me projette dans un avenir plus ou moins rapproché pour commencer un projet Aucun enfant ne devrait avoir à faire un détour pour retourner chez lui. Je nourris ce projet depuis que j'ai travaillé chez les Inuits au Nunavik. Il s’agit d'un hébergement-refuge/hébergement-de-répit, c'est-à-dire d’un milieu de vie et hébergement où les enfants Inuit pourraient se retrouver quand ils ont besoin de protection, un endroit qui leur éviterait d’être déplacés sur tout leur vaste territoire composé de 14 villages ou ailleurs. Moins d'entre eux se retrouveraient hors de leur famille et/ou de leur communauté. En loi, la DPJ doit intervenir, mais si l'hébergement-refuge/l'hébergement-de-répit dans leur communauté devenait une des solutions pour envisager la prévention et ainsi, la protection?